Recevoir nos actualités par e-mail

Mentions légales

 

 

Paysages de l'âme Slave

 

Rachmaninov appartient à ces grands compositeurs-pianistes qui livrèrent des partitions écrites à la mesure de leurs moyens pianistiques. Ses oeuvres déploient une virtuosité colossale, avec des sonorités éminemment orchestrales et une expressivité irrésistible. Avec ses quatre concertos, ses deux sonates et son important catalogue de pièces brèves, Rachmaninov a écrit l’un des plus importants chapitres du répertoire pianistique. Il a fallu près d’un siècle pour s’en rendre compte. 

Rachmaninov ne possède pas seulement une prodigieuse invention mélodique, mais aussi une remarquable imagination dans le domaine de l’harmonie, et cette originalité est davantage encore perceptible dans ses oeuvres pour piano seul. Il utilise des enchaînements d’accords originaux, par note commune ou par le chromatisme, et surtout, par le jeu des parties intérieures. Les notes de passage créent des agrégations complexes et parfois difficile à classer. Il serait de ce fait presque aussi original que Prokofiev pour peu que l’on s’efforce de le lire dans le détail, même si les dissonances sont savamment dissimulées sous l’euphonie de l’ensemble.

Ainsi, avec les Études-tableaux op. 33, il se livre à l’exercice de la « musique pure », chaque pièce développant son univers sonore et émotionnel à partir de son matériel sonore intrinsèque, sans apport poétique extérieur. Dans les Préludes op. 23, il tisse entre les pièces du recueil une toile de références arachnéennes, grâce à un jeu de citations et de rappels d’une habileté étonnante. Le cahier entier est un hommage à Chopin, dont l’héritage s’enrichit d’une pianistique et d’une harmonie modernes. Libre cours est ici donné à une fantaisie et à une imagination qui se coulent miraculeusement dans le moule d’une forme d’une souveraine perfection. Cet alliage de générosité, de liberté et de proportions idéales est le résultat d’un véritable« printemps de la création », d’un retour à la vie au terme de plusieurs années d’un hiver stérile, sous l’emprise de la neurasthénie et de l’alcool, qui faillirent avoir raison du musicien.

Rachmaninov
par Alexander Paley

Préludes op.23 & Études-Tableaux op.33

LMU024

Alexander Paley, piano

 

Alexander Paley est largement reconnu, tant par le public que la presse spécialisée, pour son répertoire exceptionnellement large, en concerto comme en récital, et pour des prouesses techniques toujours au service de la profondeur d’interprétations uniques et personnelles.

Né à Chisinau, en Moldavie, il commence l’étude du piano dès l’âge de six ans, donnant son premier récital à l’âge de treize ans, remportant le Concours National de Musique de Moldavie à seize ans. Il se forme au Conservatoire de Moscou auprès d’illustres professeurs tels que Bella Davidovitch et Vera Gornostayeva, et remporte rapidement des prix prestigieux : Premier Prix aux Concours Bach de Leipzig, Prix Bösendorfer, Grand Prix du Concours Vladigerov en Bulgarie, Grand Prix Debut Young Artist de New York, Prix de la Fondation Alex de Vries en Belgique, Prix aux Victoires de la musique classique en France, etc.

Sa personnalité musicale indiscutable attire immédiatement l’attention des orchestres, salles et festivals des quatre coins du monde, du Théâtre des Champs-Élysées à Paris au Carnegie Hall de New York, en passant par le Concertgebouw d’Amsterdam, le Kennedy Center de Washington ou le Festival d’Aspen aux États-Unis. Signe de l’admiration unanime qu’on lui prodigue, il est invité en concerto par des orchestres glorieux : Alexander Paley a ainsi joué avec presque tous les orchestres américains (à la tête desquels on peut mentionner le Los Angeles Philharmonic, le New York Philharmonic) et pratiquement tous les orchestres français – tels que l’Orchestre National de France, le Philharmonique de Radio France, l’Orchestre de chambre de Paris, le Philharmonique de Strasbourg ou l’Orchestre National de Montpellier –, sans oublier l’Orchestre Symphonique de Montréal, pour n’en citer que quelques-uns.

De ce fait, la liste de ses partenaires tout aussi impressionnante, avec une cohorte de chefs fameux (Myung-Whun Chung, Ivan Fischer ou Leonard Slatkin en tête) et d’instrumentistes de première force (les virtuoses russes notamment, tels que le regretté 
Mstislav Rostropovitch, le violoncelliste Alexander Dmitriev ou les violonistes Vladimir Spivakov et Dorota Anderszewska).

Alexander Paley vit entre New York (il s’installe aux États-Unis en 1988) et Paris, ses deux villes d’adoption. Il est le directeur artistique du Festival du Moulin d’Andé en Normandie et du Paley Music Festival à Richmond (état de Virginie, États-Unis).

   

ACHETER

Alexander Paley, piano

Pistes

 

1.Prélude Op3 n°2
2.10 Préludes Op.23 N°1
3.10 Préludes Op.23 N°2
4.10 Préludes Op.23 N°3
5.10 Préludes Op.23 N°4
6.10 Préludes Op.23 N°5
7.10 Préludes Op.23 N°6
8.10 Préludes Op.23 N°7
9.10 Préludes Op.23 N°8
10.10 Préludes Op.23 N°9
11.10 Préludes Op.23 N°10
12.Études-Tableaux Op.23 N°1
13.Études-Tableaux Op.23 N°2
14.Études-Tableaux Op.23 N°5
15.Études-Tableaux Op.23 N°6
16.Études-Tableaux Op.23 N°7
17.Études-Tableaux Op.23 N°8

Télécharger le livret