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Simone Rubino et Eduardo Egüez se retrouvent pour donner vie à un nouveau voyage qui réunit deux mondes unis par une technique de composition ancienne : le contrepoint, dont Bach et Piazzolla étaient deux maîtres, à trois siècles de distance. 

Simone Rubino avec son italianisme solaire et Eduardo Egüez, natif comme Piazzolla de Buenos Aire, nous offrent un bouquet de merveilleuses pièces.

 

La Chimera

 

Fondée sous la forme d'un consort de violes par Sabina Colonna Preti en 2001, La Chimera prend son visage actuel avec l'arrivée du théorbiste Eduardo Egüez qui endosse la direction artistique de l'ensemble. Avec des e ectifs éminemment variables au gré des programmes, La Chimera intègre alors des sonorités nouvelles et oriente son répertoire vers de passionnants métissages aussi bien géographiques que chronologiques : le premier projet de ce type, Buenos Aires Madrigal, symbolise brillamment cette approche, réalisant la fusion admirable de madrigaux italiens du XVIIe siècle et des tangos argentins. Tonos y Tonadas, plus tard, met en miroir le baroque espagnol et le folklore latino-américain, alors qu'Odisea Negra nous mène sur les traces des esclaves emmenés de force de l'Afrique occidentale jusqu'aux Caraïbes. La Voce di Orfeo illustre de son côté le versant « savant » du répertoire de La Chimera, ressuscitant la gure légendaire du ténor Francesco Rasi, créateur de l'Orfeo monteverdien en 1607.

Le dernier projet de La Chimera, Misa de Indios, programme autour de la célèbre Misa Criolla du compositeur argentin Ariel Ramírez accompagnée de superbes œuvres du baroque colonial sud-américain, a connu un succès impressionnant partout en France et en Europe, suscitant l'enthousiasme de la critique et du public, avec plus d'une cinquantaine de concerts donnés en deux ans devant près de 19 000 spectateurs, et près de 10 000 disques vendus.

Sans surprise, l'originalité de ces projets et leur réalisation musicale irréprochable ont valu à La Chimera de se produire dans des lieux aussi prestigieux que l'Auditorium de la Maison de la Radio, la Salle Gaveau et le Théâtre de la Ville à Paris, l'Arsenal à Metz, la Salle Flagey à Bruxelles, le Palacio Euskalduna à Bilbao ou le Teatro Ponchielli à Crémone, mais aussi le Concertgebouw de Bruges, le Muziekgebouw d'Eindhoven, les scènes Nationales de Brest, Narbonne, Albi, Cherbourg, Odyssud à Blagnac, les festivals de la Chaise-Dieu, de la Vézère, de Lourdes, entre autres.

 

Fuga y Misterio

Bach / Piazzolla

LMU023

Simone Rubino

 

Né à Turin en 1993, Simone Rubino a commencé ses études dans sa ville natale, au conservatoire Giuseppe Verdi, avant de poursuivre avec Peter Sadlo à la Musikhochschule de Munich. 

Doté d'un jeu virtuose et incroyablement timbré, riche en couleurs scintillantes, Simone Rubino concilie précision rythmique avec un style sensible et nuancé. Le jeune Italien, qui a brillamment remporté la Compétition de l'ARD en 2014 ainsi que le prix "Jeune Artiste" du Crédit Suisse en 2016, ouvre la voie à une nouvelle génération de percussionnistes sur la scène du concert classique, dans la lignée de Martin Grubinger et de Peter Sadlo, lequel fut son professeur à la Musikhochschule de Munich.

Les orchestres les plus prestigieux s’arrachent ce talent unique tou comme les chefs les plus illustres : Zubin Mehta, Gustavo Gimeno, Manfred Honeck,
Tugan Sokhiev, Kazuki Yamada ou Joshua Weilerstein. 

Il est très souvent invité à des festivals de renom, parmi lesquels le Festival de Lucerne, le Rheingau Music Festival, le Bremen Festspiele, la Folle Journée en France et au Japon, ou encore Musicus Olympus en Russie.

Soucieux de contribuer à l'élargissement du répertoire pour percussions, il entretient des liens privilégiés avec des compositeurs comme James MacMillan, Avner Dorman, Adriano Gaglianello, Aziza Sadikova et Carlo Boccador. Lors de la saison 2018-2019, il s'est notamment illustré en donnant la première mondiale d'une œuvre d’Avner Dorman avec le NDR Elbphilharmonie Orchester à Hambourg. Il a récemment interprété Veni, veni Emmanuel de MacMillan avec le Deutsche Symphonieorchester de Berlin. Il entretient également des relations fortes avec Tan Dun et l’Orchestre Symphonique de la RAI. 

En plus de ses accomplissement en soliste, Simone Rubino est porté par le répertoire de musique de chambre, comme en témoignent ses concerts avec le trompettiste Simon Höfele et avec les quatuors de percussions Out of Time et Esegesi.

     

Eduardo Egüez

 

C'est à Buenos Aires qu'Eduardo Egüez naît et fait ses études de guitare avec Miguel Angel Girollet et de composition à l'Université Catholique d'Argentine. Il suit alors l'enseignement du grand luthiste Hopkinson Smith à la Schola Cantorum de Bâle (Suisse) et remporte de nombreux prix dans des concours prestigieux. En dépit d'une intense carrière comme soliste, chef d'opéra baroque ou aux côtés de musiciens tels que Jordi Savall, Gabriel Garrido, Sol Gabetta ou le regretté Claudio Abbado (Orchestre Mozart), recevant des éloges unanimes pour ses interprétations de Weiss, Bach ou De Visée, Eduardo Egüez n'a jamais perdu de vue ses racines musicales et le folklore latino-américain. Il donne corps à cette double passion avec les projets de l'ensemble La Chimera, rendant justice aussi bien à Claudio Monteverdi et Giulio Caccini qu'aux rythmes et mélodies de Buenos Aires. Le premier enregistrement de l'ensemble pour La Música, la Misa de Indios/Misa criolla, compte parmi les grandes réussites discographiques de ces dernières années. Eduardo Egüez enseigne le luth et la basse continue à l'École Supérieure de Musique de Zurich, ZHdK (Suisse).

   

ACHETER

Simone Rubino, vibraphone

La Chimera

Eduardo Egüez, direction

Pistes

 

1.J.S. Bach : Toccata et Fugue en ré mineur BWV 565
2.A. Piazzolla : Verano porteño
3.A. Piazzolla : Oblivion
4.J.S. Bach : Chaconne de la Partita n°2 BWV 1004
5.A. Piazzolla : Fuga y Misterio
6.J.S. Bach : Concerto en Mi majeur BWV 1042 Allegro
7.J.S. Bach : Concerto en Mi majeur BWV 1042 Adagio
8.J.S. Bach : Concerto en Mi majeur BWV 1042 Allegro
9.L. Teruggi : Marimbando

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