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ZACHARY WILDER | Ténor

 

Le ténor américain Zachary Wilder est reconnu pour son travail dans le répertoire des XVIIe et XVIIIe siècles. Il est recherché tant pour les concerts que pour les productions d’opéra des deux côtés de l’Atlantique. Après des études à l’Eastman School of Music et à la Moores School of Music (Houston), il collabore étroitement avec le Boston Early Music Festival, se perfectionne au Tanglewood Music Festival et s’installe à Boston.

En 2010, il fait ses débuts européens au Théâtre de Gennevilliers en incarnant Renaud dans Armide de Lully, avec le Mercury Houston. L’année suivante, il revient en France, à Aix-en-Provence, pour Corydon dans Acis and Galatea de Händel. Zachary Wilder s’établit alors en France où il est choisi par William Christie en 2013 pour devenir membre du Jardin des Voix, la prestigieuse académie pour jeunes chanteurs des Arts Florissants.

Désormais, il collabore avec les ensembles tels que Les Arts Florissants, le Bach Collegium Japan, la Cappella Mediterranea, Le Concert Spirituel, le Collegium Vocale Gent, l’Ensemble Pygmalion, l’Orchestre de chambre de Paris, Le Poème Harmonique, le Royal Philharmonic ou Les Talens Lyriques pour des tournées à travers toute l’Europe.

Ses récents projets incluent des rôles variés dans des opéras de Cavalli, Rameau, Monteverdi, Mozart, Händel ou encore Zingarelli. Il est également recherché comme interprète des oeuvres sacrées de Haydn et Bach. Il chante notamment à La Fenice de Venise, au Musikverein de Vienne, à Versailles, au Davies Hall de San Francisco, à la Philharmonie de Paris, au Palau de la Música de Barcelone, au Grand Théâtre de Provence, au Festival de Lucerne et au Rokokotheater de Schwetzingen. En 2017, il entame une tournée internationale avec John Eliot Gardiner et son ensemble à l’occasion du 450e anniversaire de Monteverdi.

La discographie de Zachary comprend plusieurs enregistrements avec le Boston Early Music Festival– y compris La Descente d’Orphée aux Enfers qui a remporté un Grammy Award. On peut aussi l’entendre dans Le Jardin de Monsieur Rameau avec Les Arts Florissants ; Ulisse nell’isola di Circe de Zamponi avec la Cappella Mediterranea ; Le Désert de Félicien David avec l’Orchestre de Chambre de Paris ; Zaïs de Rameau avec Les Talens Lyriques ainsi que sur l’album Balli e Sonate de Monteverdi et Rossi avec l’Ensemble Clématis.

 

JOSEP MARIA MARTÍ DURAN | Archiluth et guitare baroque

 

Josep Maria Martí Duran est né à Vilafranca del Penedès en Espagne et étudie la guitare classique au Conservatori Superior de Música de Barcelone sous la direction de Jordi Codina. Il poursuit ses études au Département d’instruments à cordes pincées de la Renaissance et du baroque de l’Escola Superior de Música de Catalunya (ESMuC). Il se spécialise dans le répertoire solo et de chambre sous la tutelle de Xavier Díaz Latorre, ainsi que la basse continue avec Mónica Pustilnik. Il étudie l’opéra baroque à La nuova Fabbrica dell’Opera Barroca à Novara en Italie sous la direction du claveciniste et chef d’orchestre Massimiliano Toni et de la danseuse et chorégraphe Dedda Cristina Colonna. Il obtient une maîtrise d’interprétation musicale avec Eduardo Egüez à la Zürcher Hochschule der Künste. Il est engagé régulièrement comme continuiste par des ensembles tels L’Arpeggiata (Christina Pluhar), Café Zimmermann (Pablo Valetti), Le Concert des Nations et Hesperion XXI (Jordi Savall), Academia Montis Regalis (Alessandro di Marchi), La Terza Prattica (Massimiliano Toni), Early Opera Company (Christina Curnyn), Pinchgut Opera Company (Erin Helyard), et Los Mvsicos de Sv Alteza

(Luis Antonio González). Il s’est produit en Catalogne, en Espagne et à travers l’Europe, ainsi qu’à de nombreux festivals, dont les Innsbrucker Festwochen der Alten Musik, le Festival d’Aix-en-Provence, Tage Alter Musik à Herne et le Festival d’Ambronay. Il a participé à de nombreux enregistrements pour France Musique, Radio France, RNE, Catalunya Radio, Sony International et Alpha.

Dans le domaine de l’opéra, il a joué sous la direction de grands chefs d’orchestre, dont René Jacobs, William Christie, Attilio Cremonesi, Alessandro de Marchi et Leonardo García Alarcón. Il a eu également le plaisir d’être invité par l’Université de Melbourne pour donner des master-class de luth, continuo et musique de chambre au Melbourne Conservatory of Music.

Eternità D'Amore : Monteverdi - Cavalli - Legrenz

Zachary Wilder & Josep. M Marti Duran

LMU013

Vers une simplicité recherchée

 

Pour Eternità d’amore, Josep María et moi sommes partis de pages de musique de chambre vocale de Monteverdi et de ses héritiers. La musique et l’histoire riche de la Venise décadente du XVIIe siècle nous ont semblé le territoire idéal pour notre recherche et notre réflexion. Parmi les oeuvres dont le langage musical se prête à l’archiluth et à la voix de ténor, nous avons recherché des pièces exceptionnelles, que nous voulions servir par une interprétation très directe, riche et détaillée. Pour les Vénitiens, cette musique avait une fonction de représentation sociale, mettant en valeur leur éducation et leur intelligence dans un cadre intime, entre amis. En entamant cette collaboration, nous avons adopté un style conversationnel analogue, souhaitant que le paysage sonore et l’interprétation en soient le reflet. C’est pourquoi nous avons opté pour un enregistrement en studio et bénéficiant de techniques qui rappellent les traditions du jazz et de la variété.

 

Les oeuvres les plus importantes et les plus opératiques de ce programme, les « Lagrime d’Erminia » de Rovetta et la cantate « À piè d’un bel cipresso » attribuée à Cavalli, démontrent la maîtrise de ces deux compositeurs, chacun dans son style. « Lagrime », un exemple achevé du madrigal soliste, reprend le flambeau du recitar cantando caractéristique des opéras de Monteverdi. Le chanteur entonne ou récite le texte, infléchi par la ligne mélodique et les changements d’harmonie, créant ainsi une théâtralité intense, une immédiateté que l’on ne retrouvera qu’avec Wagner et le vérisme. La provenance d’« À piè » est incertaine, mais si l’oeuvre a bel et bien été écrite par Cavalli, c’était au crépuscule de sa courte vie. On y perçoit les prémices de l’aria da capo (A-B-A), et de l’alternance de l’aria et du recitativo qui prédomineront dans l’opera seria au siècle suivant. Le matériau mélodique joue un rôle beaucoup plus important dans la conduite du discours et l’expression des affects ; on entend également la profonde influence de la musique populaire de l’époque. L’aria finale nous montre un maître de la mélodie au sommet de son art. Comme souvent dans la musique populaire de l’époque, les autres pièces sont des arie et des canzone, qui vont des pages plus formelles, mais délicieusement savantes, de Legrenzi, aux chansons strophiques de Marini. Notre plus grande surprise a été la découverte des chansons avec guitare d’Obizzi et de Stefani, dont les mélodies nous ont littéralement transportés. La romanesca de Stefani, « Eternità d’amore », marie une poésie aux émotions directes à une simplicité recherchée qui, nous semble-t-il,

incarne vraiment l’esprit de ce projet.

  

Zachary Wilder

 

ACHETER

Zachary Wilder | ténor

Josep. M Marti Duran | archiluth & guitare baroque

Pistes

 

1.A piè d’un bel cipresso
2.Dimmi Filli, mio ben
3.V’ho inteso abbastanza
4.Ricciutella Pargoletta
5.Rosa del Ciel
6.Le lagrime d’Erminia
7.Belle donne io tengo un core
8.O sospiro amoroso
9.Ecco di dolci raggi il sol armato
10.Udite, udite ò selve
11.Eternità d’amore
12.Eri già tutta mia
13.Quel sguardo sdegnosetto

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