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Eduardo Egüez

 

C’est à Buenos Aires qu’Eduardo Egüez naît et fait ses études de guitare avec Miguel Angel Girollet et de composition à l’Université Catholique d’Argentine. Il suit alors l’enseignement du grand luthiste Hopkinson Smith à la Schola Cantorum de Bâle (Suisse) et remporte de nombreux prix dans des concours prestigieux. En dépit d’une intense carrière comme soliste, chef d’opéra baroque ou aux côtés de musiciens tels que Jordi Savall, Gabriel Garrido, Sol Gabetta ou le regretté Claudio Abbado (Orchestre Mozart), recevant des éloges unanimes pour ses interprétations de Weiss, Bach ou De Visée, Eduardo Egüez n’a jamais perdu de vue ses racines musicales et le folklore latino-américain. Il donne corps à cette double passion avec les projets de l’ensemble La Chimera, rendant justice aussi bien à Claudio Monteverdi et Giulio Caccini qu’aux rythmes et mélodies de Buenos Aires. Le premier enregistrement de l’ensemble pour La Música, la Misa de Indios/Misa criolla, compte parmi les grandes réussites discographiques de ces dernières années. Eduardo Egüez enseigne le luth et la basse continue à l’École Supérieure de Musique de Zurich, ZHdK (Suisse).

 

Bárbara Kusa

 

Née à San Luis, Argentine. En 1993 elle s’installe à Buenos Aires où elle commence ses études de chant et obtient parallèlement son diplôme en Direction Chorale à l’Université Catholique Argentine. Arrivée en France en 2004 pour se perfectionner dans le répertoire de la musique ancienne avec Alex De Valera et de clavecin avec Hélène Dauphin à l’École Nationale de Musique de Pantin où elle obtient son DEM en Musique Ancienne. Elle a participé de nombreux stages avec Monique Zanetti, Jean-Claude Malgoire, Max Von Egmond et Jordi Savall entre autres. Elle continue ses études de chant avec Renata Parussel à Würzburg-Allemagne. Depuis l’année 2005 elle est professeur de chant et chant-choral au CRC de Bry-sur-Marne et au conservatoire d’Arcueil. Son répertoire va des œuvres de musique ancienne jusqu’à l’avant-garde en passant par le lied, l’opéra et l’oratorio baroque, clas­sique et romantique. Actuellement, elle est sollicitée par des ensembles comme, l’Ensemble Elyma (Gabriel Garrido, Suisse), La Chimera (Eduardo Egüez, Italie), Coral Cantiga (Josep Prats, Espagne), Ensemble Entheos (Benoît Damant), Il Festino (Manuel de Grange), Canticum Novum (Emmanuel Bardon), Ensemble Coulicam (Mario Raskin) et Cronexos en France.

Ay fortuna cruel

Bárbara Kusa, Eduardo Egüez

LMU006

Ay fortuna cruel

 

Au cœur du vaste univers de l’art du chant accompagné, dans ce que l’on nomme aujourd’hui « musique ancienne », le monde hispanique nous a légué un patrimoine d’une valeur incommensurable. Des poèmes chantés médiévaux d’Alfonso el Sabio, en passant par les Chansonniers de Palacio, d’Uppsala, de Medinaceli, de Colombina – pour ne citer que quelques-uns – puis plus tard la littérature vihuélistique du XVIe siècle jusqu’au théâtre musical du Siècle d’or espagnol, à travers les tonos a lo humano y a lo divino (airs célébrant l’humain et le divin), zarzuelas (genre théâtral lyrique), entremeses (intermèdes) et opéras. D’innombrables œuvres en langue espagnole, en dialectes ou autres patois ; profanes, religieuses ou sacrées ; monodiques ou polyphoniques ; danses, sonnets, décimas, œuvres liturgiques, chants séfarades, elles occupent toutes une place privilégiée dans l’héritage culturel de ce qui fut durant la Renaissance européenne l’une des principales puissances de la planète et dont les territoires annexés à la péninsule ibérique s’étendaient des Philippines jusqu’au Chili : « l’Empire sur lequel le soleil ne se couche jamais » de Philippe II de Habsbourg.

Le répertoire choisi ici appartient à cette culture perpétuée au fil du temps, qui porte encore aujourd’hui de magnifiques fruits musicaux tant en Espagne que dans toute l’Amérique latine. Si, dans les principaux pays européens ayant produit des œuvres musicales durant la Renaissance et le Baroque (Italie, France, Allemagne, Angleterre), il est dorénavant difficile de retrouver des œuvres inédites composées à ces époques, dans la péninsule ibérique et en Amérique latine, bien au contraire, des trésors musicaux dormant dans les archives des cathédrales, monastères et bibliothèques ne cessent d’être découvertes, actualisant en permanence le répertoire hispanique. C’est le cas de plusieurs tonos humanos inclus dans ce disque, en particulier Vaya de fiesta du compositeur espagnol Juan Manuel de la Puente, une pièce qui a été transcrite par le musicologue Javier Marín López spécialement pour cet enregistrement.

Nous deux interprètes avons le plaisir de présenter ce travail, fruit d’un long parcours commun au sein de l’Ensemble La Chimera au cours duquel nous avons pu nous imprégner de ces merveilleuses sonorités qui font partie de notre culture, de notre langue castillane, celle-là même qui est encore chantée de nos jours à travers notre musique folklorique, toujours actuelle et en continuelle évolution.

Eduardo Egüez

 

 

ACHETER

Barbara Kusa | soprano

Eduardo Egüez | guitare, vihuela

Pistes

 

1.Vaya de fiesta (Juan Manuel de la Puente)
2.Si me llaman a mi (Juan Vázquez)
3.Marizápalos (Santiago de Murcia)
4.Paseábase el rey moro (Luis de Narváez)
5.Que alegre se viste el ayre (Anonyme)
6.Fantasía del primero tono (Luis de Narváez)
7.Gritos daba la morenica (Esteban Daça)
8.Ay fortuna cruel (Esteban Daça)
9.Romanesca – Guárdame las vacas (Alonso Mudarra)
10.Zagales los que me oyen (Anonyme)
11.Isabel, perdiste la tua faxa (Alonso Mudarra)
12.Fantasía del octavo tono (Luis Milán)
13.Romerico tú que vienes (Juan del Encina)
14.Claros y frescos ríos (Alonso Mudarra)
15.Sospiró una señora (Luis Milán)
16.¿Para qué son las iras? (José Martínez de Arce
17.Fantasía de pasos largos (Esteban Daça)
18.Toda mi vida hos amé (Luis Milán)
19.Luceros volad corred (Tomás de Torrejón y Velasc

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La presse en parle

 

« La voix très expressive de Barbara Kusa frappe par sa remarquable justesse dans tous les registres et par son irrésistible pouvoir de suggestion. Le jeu précis et d’Eduardo Egüez s’impose, par exemple, dans les Fantaisies du 1er et du 8e tons de Luis de Narvaez ; il est aussi un accompagnateur scrupuleux. Tous les deux ont le grand mérite de restituer des trésors de la musique espagnole parfois oubliés ainsi que de redonner vie à un patrimoine de très grande valeur. »

Edith Weber pour L'Education musicale

 
« Eduardo Egüez traite son instrument comme un orchestre miniature : le juste poids des accents, les plans sonores savamment organisés et ce confort que procure une sonorité très stable laissent la musique respirer. Elle surgit alors dans une absolue transparence. Pour une fois, l'élégance côtoie l'urgence, à l'image d'une musique qui semble se réinventer à chaque instant. »

Philippe Ramin pour Diapason

 
« Par la rondeur de son timbre, moelleux du haut en bas d’une tessiture aisée, mais aussi par l’éloquence de sa gestuelle : dansante et ondoyante dans les oeuvres les plus enlevées, puis toute en retenue (…). La musicalité si sensible de Barbara Kusa s’allie à une expressivité qui n’en fait jamais trop et pourtant vous tire des larmes. »

Emmanuelle Giuliani pour La Croix